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Ma première année en prépa intégrée à CESI : le témoignage de Christ, étudiant international

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Venu du Cameroun avec l’ambition d’obtenir un diplôme d’ingénieur reconnu à l’international, Christ Choumele a choisi la prépa intégrée de CESI. Il revient sur sa première année qu’il a passée sur le campus de Lyon : la pédagogie par projets, la vie de campus, l’équilibre entre rigueur et épanouissement personnel, et les premières pistes de son projet professionnel.

Une première année en prépa intégrée à CESI

  • Quel a été ton parcours et qu’est-ce qui t’a amené à choisir CESI ?

Cette première année à CESI n’est pas ma première expérience dans l’enseignement supérieur. Après avoir obtenu mon baccalauréat au Cameroun, j’ai d’abord suivi une année de BTS en Gestion des Systèmes d’Information. Cette formation m’a permis d’acquérir de bonnes bases techniques, mais j’ai vite ressenti les limites des cours magistraux classiques en amphithéâtre, où la théorie l’emporte souvent sur la pratique.

Deux déclics m’ont poussé à me réorienter vers CESI. Le premier était l’ambition d’obtenir un diplôme d’ingénieur reconnu à l’international, ce que ne me permettait pas mon parcours initial. Le second, et le plus décisif, a été la découverte de la pédagogie de CESI : l’approche par compétences. Je cherchais une méthode d’apprentissage active où je savais pourquoi j’apprenais et où le projet était au cœur de la formation. C’est exactement ce qu’il me fallait pour m’épanouir.

  • Pourquoi avoir choisi une prépa intégrée plutôt qu’une prépa classique ou une autre formation post-bac ?

Ayant déjà vécu une année dans le supérieur, je voulais absolument éviter de retomber dans le piège d’un système déséquilibré entre la théorie et la pratique. Ce qui m’a convaincu dans la prépa intégrée de CESI, c’est d’abord l’absence de concours final. Au lieu de nous pousser à une compétition stérile entre élèves, l’école nous évalue sur la validation de nos propres compétences. Nous ne sommes pas en concurrence directe : nous sommes dans une optique d’entraide, d’accompagnement et de réussite collective. C’est ce qui crée une ambiance de campus très conviviale, et mon expérience de cette année me l’a pleinement confirmé.

Contrairement à une prépa classique où l’on se focalise uniquement sur certaines matières comme les maths ou la physique théorique, la prépa intégrée de CESI intègre des projets concrets directement pensés pour nous préparer au cycle ingénieur. Cela permet une transition fluide, tout en s’assurant d’acquérir de solides bases techniques et pratiques dès le départ.

  • Comment s’est passée ta première semaine sur le campus ?

Ma première semaine a été une immense et excellente surprise. Dans mon ancien établissement, la rentrée se résumait à une présentation classique et un peu monotone dans un grand amphi. À CESI, j’ai découvert une tout autre philosophie. Dès les premiers jours, nous avons été répartis en petits groupes, ce qui a tout de suite facilité les interactions. L’école avait organisé des ateliers, des jeux interactifs et des défis en équipe. C’était idéal pour briser la glace. Pour moi qui suis d’un tempérament un peu réservé au début, ce cadre m’a permis de me familiariser rapidement avec les autres, de découvrir la pédagogie de l’école et de me faire mes premiers amis qui partagent mon quotidien aujourd’hui.

En tant qu’étudiant international, j’ai aussi particulièrement apprécié les journées spécifiques dédiées à notre accueil pour nous aider à découvrir la ville et nous accompagner dans nos démarches. De plus, avoir un référent toujours à disposition pour répondre à nos questions ou nous guider dans les formalités administratives est extrêmement rassurant. Même si nous sommes une centaine dans la promotion, ce format par petits groupes permet d’avancer à son rythme, de nouer des liens solides sans se sentir noyé dans la masse. En résumé, cette semaine d’intégration a été un véritable coup de cœur et a posé les bases de la convivialité qui règne ici.

  • Comment décrirais-tu le rythme de travail en prépa intégrée ?

J’ai été agréablement surpris par le rythme, que je trouve bien équilibré entre la scolarité et la vie personnelle. En intégrant une grande école d’ingénieurs avec une pédagogie aussi interactive que l’approche par compétences, je m’attendais à être totalement submergé et à n’avoir plus aucun temps pour moi. C’est tout le contraire. Les horaires (souvent 9h – 16h15) et l’aménagement du temps comme le jeudi après-midi qui nous est entièrement laissé libre pour le sport, les projets personnels ou associatifs, nous permettent de respirer et de nous épanouir à côté des cours.

Pour autant, l’emploi du temps reste strict et demande un vrai sérieux. La charge de travail est conséquente, mais elle est intelligemment répartie par rapport au temps qui nous est accordé. L’école alterne entre des phases de travail en groupe pour les projets et des moments de travail individuel (révisions, livrables, rapports). Lors des workshops ou des phases de projet, nous avons des deadlines précises à respecter pour rendre nos solutions aux problèmes posés. Cela exige de la rigueur et une bonne autodiscipline, mais comme le cadre est bien pensé, cela nous responsabilise sans nous étouffer. C’est un rythme qui permet de s’investir à 100 % dans ses études tout en gardant un équilibre de vie idéal.

Des projets concrets pour apprendre le métier d’ingénieur

  • La dimension « mise en pratique » est-elle présente dès la prépa ?

Oui, la mise en pratique est omniprésente dès la première année, et c’est ce qui rend cette pédagogie si stimulante. Nous fonctionnons par blocs de projets qui durent généralement 4 à 5 semaines. Nous sommes répartis en petits groupes de 4 ou 5 personnes. C’est une immersion totale dans le quotidien d’un ingénieur : on doit s’intégrer à une équipe, collaborer et proposer des solutions viables à un problème donné.

Ce qui est formidable en première année, c’est que les projets explorent toutes les majeures et mineures que propose CESI. Cela nous donne une vision globale avant de commencer à nous spécialiser en deuxième année. À chaque fois, la mise en situation est ultra contextualisée. On nous dit par exemple : « Aujourd’hui, vous êtes techniciens du signal et vous devez analyser et traiter telle anomalie », ou encore « Vous êtes un bureau d’études et vous devez concevoir ce produit ». On apprend en manipulant de vrais outils professionnels et des logiciels de pointe comme Python ou Fusion 360 pour la modélisation. Les enseignants ne sont pas là pour faire un cours magistral descendant puis repartir ; ils sont à nos côtés comme des facilitateurs, disponibles pour nous guider sur la technique ou la compréhension des outils.

Le point d’orgue, ce sont les soutenances finales. On joue le jeu de rôle jusqu’au bout, on incarne nos personnages face au jury pour défendre notre approche théorique, mais surtout pour faire la démonstration de notre solution concrète (maquettes, lignes de code, modélisations). Par rapport aux TP classiques du lycée ou d’autres formations, ça change absolument tout. On sait pourquoi on travaille, on sait où on va, et c’est extrêmement gratifiant d’apprendre en faisant. Pour moi, c’est une pédagogie d’une efficacité redoutable.

  • Quels sont les cours ou projets qui t’ont le plus marqué cette année ?

Sans hésitation, le projet qui m’a le plus marqué est mon rôle de mentor auprès de l’équipe de robotique Metals Gear Lyon du Collège Sainte-Marie, dans le cadre du FIRST® Tech Challenge (FTC). C’est grâce au module « Ingénieur Citoyen » proposé par CESI que j’ai pu me lancer dans cette aventure. Passionné d’informatique, j’ai tout de suite postulé lorsque j’ai vu l’opportunité de parrainer ces jeunes. Ce fut une expérience humaine et technique exceptionnelle. Face à des défis d’horaires, de mécanique ou de programmation, j’ai découvert des collégiens et lycéens ultra motivés, inspirants et débordants d’imagination.

Au-delà de la conception pure du robot, ce projet m’a appris la réalité de la gestion d’équipe sur le terrain : encadrer un budget, rechercher des sponsors pour tenir toute l’année et financer la prochaine saison, ainsi qu’anticiper la pérennité du club en formant et recrutant les talents de demain. Notre travail a payé : l’équipe a décroché le 1er Prix de l’Inspiration et le Prix de la Pérennité (Sustainability Award) au concours régional, ainsi que le 3e Prix de l’Inspiration au concours national. Une immense fierté pour eux comme pour moi !

Sur le plan purement académique, ce sont les projets informatiques et techniques sur ordinateur qui m’ont le plus fait vibrer. J’ai adoré le projet de traitement du signal sur Jupyter Notebook, ainsi que la gestion et migration de bases de données (SQL), qui correspondent tout à fait à ce que j’aime faire. Enfin, j’ai pris énormément de plaisir à manipuler des logiciels professionnels : la modélisation et l’impression 3D sur Fusion 360 pour notre projet industriel, et la découverte de Revit pour le projet BTP. Même si le secteur du BTP n’était pas mon coup de cœur initial, la prise en main de l’outil technique a été un vrai plaisir !

L’expérience étudiante au-delà des cours

  • Comment s’est passée l’intégration avec tes camarades de promo ? As-tu participé à des associations ou événements étudiants ?

Mon intégration s’est faite de manière très naturelle et fluide. Comme je l’évoquais, la semaine d’intégration en petits groupes pose d’excellentes bases. Ensuite, le travail en équipe sur les différents projets de l’année nous rapproche énormément. On se lie d’amitié très rapidement avec des personnes qui partagent la même vision. Même si, par réalisme, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, l’ambiance générale est excellente.

En ce qui concerne la vie étudiante, j’ai choisi de m’investir pleinement en rejoignant l’équipe du BDE (Bureau des Étudiants). C’est une super expérience pour participer à la dynamique du campus. Côté sport, je fais partie de l’Association Sportive de l’école. CESI est affiliée aux compétitions universitaires de la région lyonnaise, mais personnellement, je joue au football avant tout pour le plaisir. Je suis dans l’équipe réserve, une section idéale pour s’entraîner sans pression, faire des matchs entre amis et simplement décompresser après les cours.

Parmi les événements marquants de l’année, la soirée de parrainage organisée par le BDE a été un de mes grands coups de cœur. Le concept est top : on est associé de manière aléatoire à un parrain ou une marraine des années supérieures. C’est parfait pour avoir un repère sur le campus, poser des questions sur la suite du cursus… et, on ne va pas se mentir, récupérer de précieux conseils ou d’anciens sujets d’examen pour mieux se préparer !

  • Arrives-tu à concilier vie étudiante et charge de travail ?

Pour ma part, l’équilibre entre la vie étudiante et la charge de travail se gère très bien. Le secret réside vraiment dans le fait de suivre le programme scolaire à la lettre et d’être efficace pendant les heures de cours. Le temps de travail qui nous est alloué durant la journée à CESI est suffisant pour accomplir la majeure partie des tâches imposées, ce qui évite de se laisser submerger. Bien sûr, chacun avance à son propre rythme et l’adaptation peut varier d’un étudiant à l’autre, mais en étant rigoureux, on s’en sort très bien. Les seuls moments qui demandent un investissement personnel plus intense et qui empiètent un peu sur le temps libre sont les phases de révisions intensives avant les rendus importants.

Ma seule véritable gymnastique cette année a été de planifier mon emploi du temps en fonction de celui des collégiens de Sainte-Marie pour mon projet de mentorat en robotique, afin de trouver des créneaux communs pour avancer efficacement.

En dehors de cela, l’emploi du temps me laisse beaucoup de liberté pour mes activités personnelles. Après une journée de cours, j’aime simplement sortir avec mes amis ou aller décompresser sur un terrain de basket. Prendre un ballon, aller shooter et jouer avec les personnes sur place, c’est mon moyen idéal pour me faire plaisir et évacuer le stress. C’est cette flexibilité qui rend l’expérience à CESI si enrichissante : on peut s’investir pleinement dans ses études sans pour autant sacrifier sa vie sociale ou ses passions.

Les conseils de Christ aux futurs étudiants

  • Quel est ton projet professionnel et comment cette première année t’a-t-elle aidé à le construire ?

Au fil de mes projets de cette année, il est devenu évident que mon cœur balance vers le domaine de l’informatique. Plus précisément, je souhaite me spécialiser dans le développement lié à l’Intelligence Artificielle et à la Data. C’est un secteur qui me passionne et que j’aimerais énormément coupler avec la robotique. Mon ambition ultime serait de concevoir des technologies innovantes et, à terme, de fonder ma propre entreprise.

Cette première année à CESI a été un excellent tremplin. Grâce au mentorat de l’équipe robotique, j’ai compris la réalité des facteurs qui influencent un projet d’ingénierie : la technique, bien sûr, mais aussi la gestion financière, la répartition d’un budget et le management. Les cours m’ont permis de prendre en main des outils indispensables pour la suite de mon parcours. Enfin, cette année m’a appris à gérer mon temps avec rigueur pour atteindre des objectifs ambitieux dans des délais stricts, tout en comprenant l’importance cruciale de préserver ma vie étudiante et personnelle pour rester performant.

  • Que conseillerais-tu à un futur nouvel étudiant ?

Mon conseil le plus précieux est de trouver le bon curseur entre scolarité et vie étudiante. CESI est une grande école d’ingénieurs : le rythme demande de la rigueur et le respect de deadlines précises. Pour ne pas se faire dépasser, il faut traiter chaque tâche au moment où elle se présente, s’investir pleinement au quotidien et faire le maximum pour ne pas accumuler de retard. Si vous gardez ce cap et restez organisés, la charge de travail vous paraîtra étonnamment légère.

Pour le reste, faites confiance à l’esprit du campus. Vous aurez l’opportunité de faire des rencontres formidables, d’échanger avec des profils très variés et de vous faire de vrais amis au sein de la communauté CESI. Restez rigoureux dans vos projets, profitez à fond de la vie de l’école et tout se passera bien !